ANASTASIA - Victoire sur un cancer du poumon

Le carcinome anaplasique à petites cellules est, en principe, la forme la plus foudroyante de cancer du poumon. Je l'ai éliminé à ma façon. On peut vaincre son cancer: le mental est déterminant.

03 mars 2008

ANASTASIA - Manuscrit "brut" - 1er jet (en réécriture) (Epilogue)

Epilogue

Epilogue… y a-t-il un épilogue ?

Alors qu'il aurait dû me tuer, ce cancer m'a au contraire fait vivre encore plus intensément et m'a enrichi de mille façons.

Il m'a permis d'éliminer pour de bon une terrible erreur de jeunesse: une femme psychotique, foncièrement mauvaise et menteuse pathologique que j'ai eu le malheur de rencontrer, de croire et d'aimer, et les tristes résultats de cette désastreuse union.

Il m'a ouvert les yeux sur mes… sur des enfants que je croyais proches.

Ils ont été d'une déloyauté absolue et de parfaits ingrats.

Il m'a débarrassé de gens crédules et aussi stupides que je l'avais moi-même été.

Des gens rendus peu à peu odieux par cette talentueuse manipulatrice, des gens que j'avais trop longtemps et naïvement pris pour des amis.

C'est en fait tout ce paquet de "sale" qui fut à l'origine de la maladie.

Je crois que les chagrins et les déceptions se transforment peu à peu en redoutables petites cellules qui s'assemblent, grandissent et forment à la fin une tumeur.

J'ai expliqué ce processus au début de ce "roman"…

Le roman d'une tumeur… ANASTASIA.

Pour guérir, il fallait tuer définitivement les causes.

Tuer Anastasia et son sale contenu.

Je l'ai tuée en moi, mais elle n'est pas morte.

Elle est juste allée ailleurs maintenant.

Elle tuera ailleurs… 

Anastasia m'a permis de mieux me comprendre… et de comprendre tous ces mécanismes qui peuvent provoquer un cancer.

Elle m'a montré les multiples faces du Mal.

"Si la vie est un passage, sur ce passage semez des fleurs"… je cite de mémoire, mais je sais que c'est de Montaigne.

En brûlant des fleurs fanées, j'ai appris à en semer d'autres et à les arroser aussi, pour les voir grandir et devenir plus belles de jour en jour.

J'ai appris à donner autour de moi un cadeau que j'ai toujours eu en moi: l'amour de la vie.

La mort fait partie de la vie et j'ai appris à ne plus la craindre, et surtout à ne plus craindre de vivre avant de mourir. 

"… et tu retourneras poussière"

«Je monte vers toi, une brume, moi aussi,

Et ensemble nous flotterons au-dessus de

   la mer jusqu'au second jour de la vie,

Quand l'aube se répandra en gouttes de

   rosée dans les jardins,

Et que je serai, moi, un petit enfant blotti

   contre le sein d'une femme.» 

Khalil Gibran    Le Jardin du Prophète 

25 janvier 2009

Posté par danech1 à 06:00 - Vaincre le cancer - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Eh ben dites donc !!

Palpitant et émouvant. Mise à mort de la mort elle-même. Et puis drôle aussi, bien sûr devrais-je dire. Il faut un sacré moral en effet pour aller à l'encontre des sentiers battus.En l'occurence, refuser la médecine classique. J'essaierai de m'en souvenir au cas où une saleté me rende visite. Je crains de ne pas avoir votre force de caractère cependant.Bien à vous.Odile

Posté par ode, 19 mars 2008 à 12:22

Magnifique mon ami !!

Oui, mon ami ! Je t'appelle ainsi parce que c'est ce sentiment qui s'est développé tout au long de cette lecture qui m'a absorbé.

Nos chemins sont différents, nos choix aussi certainement, mais moi aussi la maladie (très proche de la tienne, sauf que c'est non à petites cellules) me montre que c'est ma vie qu'il faut soigner, et que tout un paquet de saletés hypocrites dans ma vie sont la vraie cause de la maladie.

Comme toi, mon ami, je me soigne avec des plantes, mais probablement en conjonction avec des propositions médicales; ceci dit, les propositions médicales, je les négocie dur et je les emm.... jusqu'à ce qu'ils m'expliquent tout.
Oui, l'esprit, le mental, l'intelligence et la compréhension, voilà l'essentiel, le reste ne fait que suivre. Alors si un traitement est imposé et casse l'esprit, il ne reste plus grand-chose pour guérir.

Bravo mon ami, bravo pour ta force de vie, pour ton amour de la vie, et merci de tant de générosité à avoir partagé tout ça.

Je ne peux que te souhaiter d'aller toujours ainsi de l'avant, et de célébrer cette vie retrouvée avec le panache qui a l'air de te caractériser.

Posté par Tenryu, 29 janvier 2009 à 07:00

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